Chapitre 8 – Communautés

Paix, joie, amour
« Trois jours de paix et de musique. Des centaines d’hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l’air pur ». C’est en lisant cette annonce que près d’un million de personnes se sont retrouvées en août 69 pour le mythique festival de Woodstock. Dix ans après son émergence, le mouvement hippie Californien prenait place au centre du monde pour le premier événement planétaire.
Il s’est aujourd’hui étiolé, délité dans les méandres de la course à la performance des 40 dernières années… Du mouvement psychédélique, il reste quelques doux rêveurs et un imaginaire collectif fleuri d’histoires drôles, d’anecdotes et de croyances.
Que reste-t-il des graines du flower power semées dans notre environnement, nos valeurs et nos comportements ? Quel héritage les hippies d’alors, aujourd’hui parents et grands-parents, ont-ils transmis aux nouvelles générations ? Quelle pensée hippie échappe au quolibet de baba cool au point d’être revendiquée pleinement par la génération Y ?
RV prochainement pour un autre épisode du Feuilleton du Manager :
Changer tout, en conscience

Paix, joie, amour

« Trois jours de paix et de musique. Des centaines d’hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l’air pur ». C’est en lisant cette annonce que près d’un million de personnes se sont retrouvées en août 69 pour le mythique festival de Woodstock. Dix ans après son émergence, le mouvement hippie Californien prenait place au centre du monde pour le premier événement planétaire.

Il s’est aujourd’hui étiolé, délité dans les méandres de la course à la performance des 40 dernières années… Du mouvement psychédélique, il reste quelques doux rêveurs et un imaginaire collectif fleuri d’histoires drôles, d’anecdotes et de croyances.

Que reste-t-il des graines du flower power semées dans notre environnement, nos valeurs et nos comportements ? Quel héritage les hippies d’alors, aujourd’hui parents et grands-parents, ont-ils transmis aux nouvelles générations ? Quelle pensée hippie échappe au quolibet de baba cool au point d’être revendiquée pleinement par la génération Y ?

Changer tout, en conscience
Rappel de l’épisode précédent : Paix, joie, amour
« Que reste-t-il des graines du flower power semées dans notre environnement, nos valeurs et nos comportements ? Quel héritage les hippies d’alors, aujourd’hui parents et grands-parents, ont-ils transmis aux nouvelles générations ? …. »
Hier, Petite Abeille Butineuse née Gertrude Wilson prônait qu’il faut tout changer avec force et rébellion, à commencer par son propre nom. Le changement est positif, il permet de développer son potentiel ; mais ça c’était hier. Aujourd’hui, le changement est continu.
Hier, il s’agissait d’expérimenter la différence et de vivre sa propre libération sexuelle. « L’autre » dans ses vérités était digne d’être connu et reconnu. Se rebeller pour imposer ses propres convictions et réalités était remarquable. Aujourd’hui, l’autre, c’est le mouvement Alter, c’est l’émergence nécessaire de la diversité, des minorités et du mouvement féministe. La différence, c’est le droit à l’indifférence.
Hier, la liberté des corps et la musique replaçaient l’être unique dans une nouvelle cosmogonie. Aujourd’hui, les raves, les teknivals réhabilitent la transe, là où les corps se dénudent, se démettent, se rencontrent dans un grand culte du corps.
Hier, on prônait (déjà) le retour à la nature et on vivait dans des tipis en autosuffisance, prenant soin de la nature dans une relation fusionnelle. En 2010, l’écologie n’est pas un doux rêve, mais une nécessité vitale. L’agriculture biologique, inspirée par les enseignements de Rudolph Steiner au début du 20° siècle, est le seul marché agroalimentaire qui progresse de 15% par an depuis plus de 10 ans.
Hier, le voyage initiatique et l’ouverture des portes de la perception devaient permettre l’invention du possible. Aujourd’hui, c’est fait. L’ordinateur est là. Né aussi en Californie, à partir des travaux sur la modélisation du langage puis de la cybernétique, un fruit inattendu de la conscience hippie. Il n’y a qu’à lire la publicité corporate d’Apple, l’entreprise la plus Hype et la plus rentable du secteur pour se convaincre que la pensée Hippie peut faire du chiffre d’affaire :
Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents, tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles ; vous pouvez les admirer ou les désapprouver, les glorifier ou les dénigrer, vous ne pouvez pas les ignorer. Car ils changent les choses, ils imaginent, ils explorent, ils créent, ils inspirent, ils font avancer l’humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie, car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde, y parviennent. APPLE, pensez autrement.
Hier, les doux dingues revendiquaient la vie en collectivité source d’extase. Aujourd’hui l’Entreprise ne jure que par groupes de travail, mode projet, groupes de pairs, intelligence collective, partenariats, ouverture. L’outil ordinateur ouvre les portes de la perception ; l’extase et le rêve de communauté se cristallisent dans les jeux vidéos en ligne (Word of wallcraft, 6 millions de personnes connectées), les outils de l’immédiateté tels que Skype ou MSN, les outils de convivialité sociale tels que Facebook (500 millions de personnes connectées en 2009), les grands rassemblements communautaires dont le lieu secret n’est révélé qu’à la dernière minute comme une trainée de poudre grâce au texto… Les hippies ont semé, et Mark Zuckerberg, jeune Y de 24 ans, a récolté et transformé. Vive les réseaux sociaux !
RV prochainement pour un autre épisode du Feuilleton du Manager :
Réseaux sociaux, plus t’y es, plus t’en as

Changer tout, en conscience

Hier, Petite Abeille Butineuse née Gertrude Wilson prônait qu’il faut tout changer avec force et rébellion, à commencer par son propre nom. Le changement est positif, il permet de développer son potentiel ; mais ça c’était hier. Aujourd’hui, le changement est continu.

Hier, il s’agissait d’expérimenter la différence et de vivre sa propre libération sexuelle. « L’autre » dans ses vérités était digne d’être connu et reconnu. Se rebeller pour imposer ses propres convictions et réalités était remarquable. Aujourd’hui, l’autre, c’est le mouvement Alter, c’est l’émergence nécessaire de la diversité, des minorités et du mouvement féministe. La différence, c’est le droit à l’indifférence.

Hier, la liberté des corps et la musique replaçaient l’être unique dans une nouvelle cosmogonie. Aujourd’hui, les raves, les teknivals réhabilitent la transe, là où les corps se dénudent, se démettent, se rencontrent dans un grand culte du corps.

Hier, on prônait (déjà) le retour à la nature et on vivait dans des tipis en autosuffisance, prenant soin de la nature dans une relation fusionnelle. En 2010, l’écologie n’est pas un doux rêve, mais une nécessité vitale. L’agriculture biologique, inspirée par les enseignements de Rudolph Steiner au début du 20° siècle, est le seul marché agroalimentaire qui progresse de 15% par an depuis plus de 10 ans.

Hier, le voyage initiatique et l’ouverture des portes de la perception devaient permettre l’invention du possible. Aujourd’hui, c’est fait. L’ordinateur est là. Né aussi en Californie, à partir des travaux sur la modélisation du langage puis de la cybernétique, un fruit inattendu de la conscience hippie. Il n’y a qu’à lire la publicité corporate d’Apple, l’entreprise la plus Hype et la plus rentable du secteur pour se convaincre que la pensée Hippie peut faire du chiffre d’affaire :

Les fous, les marginaux, les rebelles, les anticonformistes, les dissidents, tous ceux qui voient les choses différemment, qui ne respectent pas les règles ; vous pouvez les admirer ou les désapprouver, les glorifier ou les dénigrer, vous ne pouvez pas les ignorer. Car ils changent les choses, ils imaginent, ils explorent, ils créent, ils inspirent, ils font avancer l’humanité. Là où certains ne voient que folie, nous voyons du génie, car seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde, y parviennent. APPLE, pensez autrement.

Hier, les doux dingues revendiquaient la vie en collectivité source d’extase. Aujourd’hui l’Entreprise ne jure que par groupes de travail, mode projet, groupes de pairs, intelligence collective, partenariats, ouverture. L’outil ordinateur ouvre les portes de la perception ; l’extase et le rêve de communauté se cristallisent dans les jeux vidéos en ligne (Word of wallcraft, 6 millions de personnes connectées), les outils de l’immédiateté tels que Skype ou MSN, les outils de convivialité sociale tels que Facebook (500 millions de personnes connectées en 2009), les grands rassemblements communautaires dont le lieu secret n’est révélé qu’à la dernière minute comme une trainée de poudre grâce au texto… Les hippies ont semé, et Mark Zuckerberg, jeune Y de 24 ans, a récolté et transformé. Vive les réseaux sociaux !

Réseaux sociaux, plus t’y es, plus t’en as !
Rappel de l’épisode précédent : Changer tout en conscience…
« Hier, le voyage initiatique et l’ouverture des portes de la perception devaient permettre l’invention du possible. Aujourd’hui, c’est fait. L’ordinateur est là.…. »
Le mariage de la pensée hippie et de l’ordinateur a engendré les réseaux sociaux aussi présents que segmentés par communautés : on veut bien lâcher son individualisme et revenir à la notion de communauté, à condition qu’elle soit virtuelle. Pourquoi, t’es pas sur Facebook ? est la seule vraie question du moment. Alors faut-il y être ou pas ?
Pourquoi ça marche ? Pourquoi Facebook est-il le deuxième site le plus visité après Google ? L’interface met en avant l’historique des manifestations de l’utilisateur. Les signes de présence sont valorisés : j’existe, je peux écrire sur mon mur, publier mes photos, c’est mon espace privé en lien avec l’autre. Je peux visiter mes amis, prendre de leurs nouvelles confidentiellement et ainsi voyager dans l’immobilité.
Fait intéressant, ce n’est pas la qualité de l’amitié qui est mesurée (on continue de voir ses vrais amis sur le mode mammifère), mais le nombre d’amis. De 5 à 20, t’es ringard ou débutant. De 20 à 100, t’es normal, mais pas très sociable. De 100 à 200, ça commence à jouer. De 200 à 500, as de la communication, au-delà… Star du net, et du coup, tous totalement accros ! Bravo Mark !
RV prochainement pour un autre épisode du Feuilleton du Manager :
Mon chat à poil sur Facebook

Réseaux sociaux, plus t’y es, plus t’en as !

Le mariage de la pensée hippie et de l’ordinateur a engendré les réseaux sociaux aussi présents que segmentés par communautés : on veut bien lâcher son individualisme et revenir à la notion de communauté, à condition qu’elle soit virtuelle. Pourquoi, t’es pas sur Facebook ? est la seule vraie question du moment. Alors faut-il y être ou pas ?

Pourquoi ça marche ? Pourquoi Facebook est-il le deuxième site le plus visité après Google ? L’interface met en avant l’historique des manifestations de l’utilisateur. Les signes de présence sont valorisés : j’existe, je peux écrire sur mon mur, publier mes photos, c’est mon espace privé en lien avec l’autre. Je peux visiter mes amis, prendre de leurs nouvelles confidentiellement et ainsi voyager dans l’immobilité.

Fait intéressant, ce n’est pas la qualité de l’amitié qui est mesurée (on continue de voir ses vrais amis sur le mode mammifère), mais le nombre d’amis. De 5 à 20, t’es ringard ou débutant. De 20 à 100, t’es normal, mais pas très sociable. De 100 à 200, ça commence à jouer. De 200 à 500, as de la communication, au-delà… Star du net, et du coup, tous totalement accros ! Bravo Mark !

Mon chat, à poil sur Facebook !
Rappel de l’épisode précédent : Réseaux sociaux, plus t’y es, plus t’en as !
« Pourquoi, t’es pas sur Facebook ? est la seule vraie question du moment. Alors faut il y être ou pas ?…. »
A l’aide de deux jeunes Y de notre entourage, nous avons lancé la page Facebook de mon chat, Sumol de Laranja, qui est, n’en doutez pas, le chat le plus beau et le plus sympa de toute la galaxie Facebook. La page est créée début février 2010 avec moult photos sympathiques et quelques gimmicks humoristiques. Nous soumettons des demandes d’amis à nos carnets d’adresses respectifs et la machine est lancée. Avec les juniors, nous faisons le pari de 500 amis en moins de 2 semaines. Et ça marche : 15 jours plus tard, nous passons le cap des 500, et moins d’une semaine nous franchissons le seuil des 1000 amis. Quatre mois après le début de l’expérience, le 30 mai 2010, mon chat compte 2 995 amis. La stratégie de recrutement est simple : si Hachiko Van Cat (il existe) devient ami avec Sumol, il suffit d’aller dans son carnet d’amis et de soumettre à chacun d’eux la possibilité de le devenir avec le mien. Ou bien de s’inscrire à des groupes, du genre Les chats orange ont trop-pas la pêche, ou encore Chats, futurs maitres du monde, et c’est exponentiel. D’ailleurs si vous voulez être amis avec un chat d’exception, Sumol est la meilleure Star féline du Net. Vivez l’expérience, connectez vous !
Oui car il suit toutes les règles pour être toujours le meilleur ami de l’homme : de nouvelles photos tous les 15 jours et un discours totalement infantile qui génère des réactions positives, du genre « trop mignon, minou-minet, ahhhhhh qu’il est bôôôôôô…Miaouvv, so cuteee ». Des commentaires arrivent du monde entier toutes les 3 minutes en moyenne, à faire pleurer de dépit l’ensemble des praticiens de l’école Freudienne, voire Lacanienne. Pendant ce temps, Sumol continue d’engranger des demandes d’amis…. qu’il ne rencontrera jamais et dont il ne soupçonne même pas l’existence, et que cela ne change rien à sa vie de chat gâté.
Tout cela est parfaitement virtuel, c’est un jeu social.
Que retenir de cette expérience ? Facebook est un outil de voyage immobile à destination des jeunes et des moins jeunes qui le restent dans leurs têtes, qui se marrent comme des baleines (tiens il doit bien y avoir des pages sur les baleines… ?). A ce rythme, si nous comptons tous les animaux domestiques, Facebook va compter largement plus d’inscrits que les 6.7 milliards d’humains. A quand Petbook ?
RV prochainement pour un autre épisode du Feuilleton du Manager :
Manager à la Facebook, fais tourner !

Mon chat, à poil sur Facebook !

A l’aide de deux jeunes Y de notre entourage, nous avons lancé la page Facebook de mon chat, Sumol de Laranja, qui est, n’en doutez pas, le chat le plus beau et le plus sympa de toute la galaxie Facebook. La page est créée début février 2010 avec moult photos sympathiques et quelques gimmicks humoristiques. Nous soumettons des demandes d’amis à nos carnets d’adresses respectifs et la machine est lancée. Avec les juniors, nous faisons le pari de 500 amis en moins de 2 semaines. Et ça marche : 15 jours plus tard, nous passons le cap des 500, et moins d’une semaine nous franchissons le seuil des 1000 amis. Quatre mois après le début de l’expérience, le 30 mai 2010, mon chat compte 2 995 amis. La stratégie de recrutement est simple : si Hachiko Van Cat (il existe) devient ami avec Sumol, il suffit d’aller dans son carnet d’amis et de soumettre à chacun d’eux la possibilité de le devenir avec le mien. Ou bien de s’inscrire à des groupes, du genre Les chats orange ont trop-pas la pêche, ou encore Chats, futurs maitres du monde, et c’est exponentiel. D’ailleurs si vous voulez être amis avec un chat d’exception, Sumol est la meilleure Star féline du Net. Vivez l’expérience, connectez vous !

Oui car il suit toutes les règles pour être toujours le meilleur ami de l’homme : de nouvelles photos tous les 15 jours et un discours totalement infantile qui génère des réactions positives, du genre « trop mignon, minou-minet, ahhhhhh qu’il est bôôôôôô…Miaouvv, so cuteee ». Des commentaires arrivent du monde entier toutes les 3 minutes en moyenne, à faire pleurer de dépit l’ensemble des praticiens de l’école Freudienne, voire Lacanienne. Pendant ce temps, Sumol continue d’engranger des demandes d’amis…. qu’il ne rencontrera jamais et dont il ne soupçonne même pas l’existence, et que cela ne change rien à sa vie de chat gâté.

Tout cela est parfaitement virtuel, c’est un jeu social.

Que retenir de cette expérience ? Facebook est un outil de voyage immobile à destination des jeunes et des moins jeunes qui le restent dans leurs têtes, qui se marrent comme des baleines (tiens il doit bien y avoir des pages sur les baleines… ?). A ce rythme, si nous comptons tous les animaux domestiques, Facebook va compter largement plus d’inscrits que les 6.7 milliards d’humains. A quand Petbook ?

Manager à la Facebook, fais tourner !
Rappel de l’épisode précédent : Mon chat à poil sur Facebook
« Début février 2010, je lance la page Facebook de mon chat, Sumol de Laranja. 1( jours plus tard, nous franchissons le seuil des 1000 amis. Quatre mois après le début de l’expérience, mon chat compte 2 995 amis… »
Lors de la Cité de la Réussite de 2010, dont le thème est « Tout réinventer » (pensée hippie, quand tu nous tiens…), la table ronde «Ce que les nouvelles technologies ont changé dans le quotidien de l’entreprise », démarre par ces questions du journaliste à l’auditoire : « qui travaille avec l’outil internet » ?, « qui utilise le télétravail ? », « qui est membre d’un réseau social ? », « qui a un ou des enfants membres d’un réseau social ? ». Toutes les mains de l’assistance, toutes générations confondues se sont levées de concert…
Qu’en est-il de l’utilisation de ces outils au plan professionnel ? Quelle place les réseaux sociaux peuvent-ils trouver au milieu des intranets, extranets, messageries, blogs et autres outils dont disposent les collaborateurs ? On pourrait se dire qu’il serait super simple de faire des trombinoscopes d’entreprise à la façon de Facebook. Pourtant, cela ne semble pas exister sous cette forme. Les entreprises utilisent le véhicule Facebook, oui, mais pour créer leur propre réseau. Il suffit aux personnes de s’identifier par son entreprise, comme c’est le cas sur des réseaux tels Linkedin.
Plus concrètement, Facebook est en entreprise, un outil de marketing viral pour communiquer sur un événement, sur le lancement d’un produit ou d’un service ? Créer une page ou un groupe Facebook constitue de la publicité ciblée à moindre coût. En mai 2010, les 3 marques les plus actives en France sur Facebook sont Lacoste, avec 1,5 million de fans, suivi de Louis Vuitton (1 million) et de Chanel (850 000). Facebook permet aussi de recruter des collaborateurs, rechercher des partenaires, des clients, en rencontrant les amis de ses amis. Un américain à 120 amis en moyenne ; c’est donc potentiellement le nombre de personnes à qui cet internaute pourra parler de son entreprise. Autres utilisations possibles : agir sur sa e-reputation, améliorer son référencement, effectuer une veille sur les entreprises et secteurs actifs et concurrents, en sondant la popularité des groupes, effectuer de façon simple et rapide des sondages d’opinion, des mini-enquêtes, afin d’affiner la cible de l’entreprise, publier et partager des images et des fichiers, pour donner une image active de son entreprise. Ne s’y trompant pas, 75% des entreprises américaines ont l’intention de développer leur communication sur les sites sociaux en 2010.
En conclusion, Facebook outil marketing oui, réseau social d’entreprise, pas encore !
RV prochainement pour un autre épisode du Feuilleton du Manager : Happy Hippie ?

Manager à la Facebook, fais tourner !

Lors de la Cité de la Réussite de 2010, dont le thème est « Tout réinventer » (pensée hippie, quand tu nous tiens…), la table ronde «Ce que les nouvelles technologies ont changé dans le quotidien de l’entreprise », démarre par ces questions du journaliste à l’auditoire : « qui travaille avec l’outil internet » ?, « qui utilise le télétravail ? », « qui est membre d’un réseau social ? », « qui a un ou des enfants membres d’un réseau social ? ». Toutes les mains de l’assistance, toutes générations confondues se sont levées de concert…

Qu’en est-il de l’utilisation de ces outils au plan professionnel ? Quelle place les réseaux sociaux peuvent-ils trouver au milieu des intranets, extranets, messageries, blogs et autres outils dont disposent les collaborateurs ? On pourrait se dire qu’il serait super simple de faire des trombinoscopes d’entreprise à la façon de Facebook. Pourtant, cela ne semble pas exister sous cette forme. Les entreprises utilisent le véhicule Facebook, oui, mais pour créer leur propre réseau. Il suffit aux personnes de s’identifier par son entreprise, comme c’est le cas sur des réseaux tels Linkedin.

Plus concrètement, Facebook est en entreprise, un outil de marketing viral pour communiquer sur un événement, sur le lancement d’un produit ou d’un service ? Créer une page ou un groupe Facebook constitue de la publicité ciblée à moindre coût. En mai 2010, les 3 marques les plus actives en France sur Facebook sont Lacoste, avec 1,5 million de fans, suivi de Louis Vuitton (1 million) et de Chanel (850 000). Facebook permet aussi de recruter des collaborateurs, rechercher des partenaires, des clients, en rencontrant les amis de ses amis. Un américain à 120 amis en moyenne ; c’est donc potentiellement le nombre de personnes à qui cet internaute pourra parler de son entreprise. Autres utilisations possibles : agir sur sa e-reputation, améliorer son référencement, effectuer une veille sur les entreprises et secteurs actifs et concurrents, en sondant la popularité des groupes, effectuer de façon simple et rapide des sondages d’opinion, des mini-enquêtes, afin d’affiner la cible de l’entreprise, publier et partager des images et des fichiers, pour donner une image active de son entreprise. Ne s’y trompant pas, 75% des entreprises américaines ont l’intention de développer leur communication sur les sites sociaux en 2010.

En conclusion, Facebook outil marketing oui, réseau social d’entreprise, pas encore !

Happy Hippie ?
Rappel de l’épisode précédent : Manager à la Facebook, fais tourner !
« Quelle place les réseaux sociaux peuvent-ils trouver dans l’entreprise , au milieu des intranets, extranets, messageries, blogs et autres outils ? »
Si Boum Shankar abandonnait sa ferme d’Ardèche et ses fripes mauves pour redevenir Jean Dubois l’espace d’une journée, s’il était initié aux rituels de Facebook, c’est sûr qu’il aurait des perles de rosée sur son front étoilé. Je l’imagine déjà : « C’est super chouette de pouvoir s’exprimer sur ce truc. Mais, c’est pas un peu dangereux, non ? La CIA, ne peut pas te ficher avec ça ? Et puis, pourquoi vous ne vous rencontrez pas tout simplement en face à face comme des vrais mammifères, pour parler de paix, de joie et d’amour ? »
Je lui répondrai que Facebook peut aussi satisfaire le besoin de rencontres : les juniors improvisent des apéros géants dans les plus grandes villes de France ; un nouveau Woodstock organisé uniquement à partir de Facebook nous pend au nez…
Au fait, depuis 4 heures que j’écris ce chapitre, Sumol a dépassé le cap des 3000 amis.
PS : Mark, tu ne me remercieras, plus tard, d’avoir cité 48 fois Facebook. Quand le chapitre sera sur internet, tu auras un meilleur référencement. Mais en as-tu seulement besoin ?
RV prochainement pour un autre volet du Feuilleton du Manager :
Génération écran total

Happy Hippie ?

Si Boum Shankar abandonnait sa ferme d’Ardèche et ses fripes mauves pour redevenir Jean Dubois l’espace d’une journée, s’il était initié aux rituels de Facebook, c’est sûr qu’il aurait des perles de rosée sur son front étoilé. Je l’imagine déjà : « C’est super chouette de pouvoir s’exprimer sur ce truc. Mais, c’est pas un peu dangereux, non ? La CIA, ne peut pas te ficher avec ça ? Et puis, pourquoi vous ne vous rencontrez pas tout simplement en face à face comme des vrais mammifères, pour parler de paix, de joie et d’amour ? »

Je lui répondrai que Facebook peut aussi satisfaire le besoin de rencontres : les juniors improvisent des apéros géants dans les plus grandes villes de France ; un nouveau Woodstock organisé uniquement à partir de Facebook nous pend au nez…

Au fait, depuis 4 heures que j’écris ce chapitre, Sumol a dépassé le cap des 3000 amis.

PS : Mark, tu ne me remercieras, plus tard, d’avoir cité 48 fois Facebook. Quand le chapitre sera sur internet, tu auras un meilleur référencement. Mais en as-tu seulement besoin ?

Pin It on Pinterest